Les oubliés tel que Le Paradis Terrestre

Activités et évaluations des établissements naturistes québécois (ceux-ci doivent correspondre à la définition du naturisme tel que déclarée par la Fédération naturiste internationnale)

Re: Les oubliés tel que Le Paradis Terrestre

Messagepar va-two-nu » 04 Mai 2017, 17:22

Nature-Détente, unique au Québec, était ouvert à l'année. J'y ai fait de belles escapades avec ma compagne. Nous louions un chalet, et faisions de (mini) randonnues hivernales, notamment pour aller au pavillon. Mais les naturistes de la Vielle Capitale semblaient le bouder. Puis le nouveau propriétaire (textile), y fit des installations couteuses, que les naturistes n'appréciaient pas, donc conversion, qui elle aussi, ne donna pas plus de rentabilité. Pas facile les affaires, même pour des experts.

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Re: Les oubliés tel que Le Paradis Terrestre

Messagepar le_shawin » 05 Mai 2017, 06:58

va-two-nu a écrit:Nature-Détente, unique au Québec, était ouvert à l'année. J'y ai fait de belles escapades avec ma compagne. Nous louions un chalet, et faisions de (mini) randonnues hivernales, notamment pour aller au pavillon. Mais les naturistes de la Vielle Capitale semblaient le bouder. Puis le nouveau propriétaire (textile), y fit des installations couteuses, que les naturistes n'appréciaient pas, donc conversion, qui elle aussi, ne donna pas plus de rentabilité. Pas facile les affaires, même pour des experts.

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Nous y sommes allés quelques fois en été, mais régulièrement a chaque hiver 2 ou 3 fin de semaine. Nous aussi, nous y apprécions les chalets, a notre arrivé le poêle était déjà; allumé, donc tout chaud à l'intérieur.
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Re: Les oubliés tel que Le Paradis Terrestre

Messagepar bobettebob » 25 Mars 2018, 17:09

Déniché un vieux acticle de journal... Je le reproduis complètement ici, mais vous pouvez aussi le lire sur le site de la BanQ, version "scannée".

La Presse Plus, samedi 27 août 1983, page 13.
Auteur : Simone Piuze
Lire en ligne, BanQ : http://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/2290183

Le chemin libératoire du nudisme-plein air

Certains trouvent dans le mysticisme zen une formulation satisfaisante pour leur évasion d'une réalité survoltée, stressante, à la limite de ce qu'un être humain peut supporter, pour une sorte de retour aux sources également, pour se retrouver peut-être enfin dépouillé de tout désir, vivant l'instant.

D'autres trouvent un peu la même chose dans le nudisme-plein air. Cette thérapie sauvage produirait, selon ses adeptes, des effets des plus bénéfiques.

Le nudisme existe depuis plusieurs années au Québec. Impossible toutefois de connaître le moment exact de son implantation ici puisque, bien avant la création du «Paradis Terrestre», en 72 (le plus important club de nudisme québécois situé à Chertsey), des groupuscules surgissaient ici et là, vases clos à toute intrusion, marginaux pointés du doigt si découverts, puisque nudité et sexualité sont étroitement associés dans l'esprit des gens issus d'une civilisation judéo-chrétienne. Pendant longtemps, cette doctrine prônant la vie au grand air dans un état de complète nudité a été tantôt ridiculisée, tantôt jugée sévèrement. Encore aujourd'hui, l'association nudité-sexualité suffit à en éloigner plusieurs de l'expérience naturiste. Avouer être allé passer quelques jours dans un camp naturiste — cette dernière appellation, moins crue, se révèle mieux acceptée — suscite chez l'interlocuteur un petit sourire en coin... La nudité fait encore sourire; ou rougir; à l'extrême, provoque l'insurrection.

Réactions fort compréhensibles puisque se déshabiller en public a tout de suite une connotation équivoque, comme si on ne pouvait être nu que dans sa salle de bain ou lors d'échanges amoureux, ou chez son médecin. Et encore: il arrive fréquemment qu'on prenne son bain derrière une porte fermée à double tour.

Mais que se passe-t-il, au juste, lorsque deux cents personnes se retrouvent nues, sous le soleil, dans un décor naturel? Voyeurisme, orgies, exhibitionnisme? Rien de tout cela. Et comment se sent-on la première fois qu'on ose tenter l'expérience, après avoir enfreint le tabou — car il s'agit véritablement d'un tabou profondément ancré même dans l'esprit de gens dits non conformistes ou libérés?

J'ai voulu en avoir le coeur net et je suis allée sur place, c'est-à-dire dans le décor féerique du Paradis Terrestre, à Chertsey, vivre l'expérience, à l'instar des 25 000 personnes qui, chaque été, s'y rendent passer un, deux, trois ou 15 jours, avant de faire le grand saut et de devenir membre (300 familles québécoises sont membres du P.-T).

J'y ai éprouvé, comme ceux qui m'accompagnaient, un sentiment de libération.

J'y ai découvert aussi que le maillot de bain représente le triomphe de l'esthétisme et de la moralité sur l'animalité, bien qu'il laisse tout pressentir sans dévoiler l'essentiel. Et, comme le dit si bien Dominique Picard, chercheuse au laboratoire de psychologie sociale à l'Université de Paris, « l'étroit triangle de tissu mime une soumission hypocrite à la loi, à la limite ultime de la transgression. Il est la dernière butée du regard, ce tremplin où le phantasme peut prendre son envol... Tout l'art du maillot consiste à déshabiller le corps en rhabillant, respectant en cela les notions d'élégance et de séduction avec tout ce qu'elles supposent de normes et de signes codifiés que la mode organise suivant des formes toujours changeantes et toujours identiques».

Accepter de déambuler nu, c'est se dépouiller de l'esclavage de la mode, des classes sociales, c'est refuser de se «distinguer». C'est devenir «ordinaire». Comme tout le monde. Ça fait descendre de son piédestal et ça fait respirer!

Car comment être «distingué» lorsque la nudité ne vous laisse pour seuls avantages que ceux que vous a légués la nature?

Autour de la piscine du Paradis Terrestre, dans le sauna, sur les chemins de terre qui conduisent aux tentes, aux cinquante chalets, aux 150 roulottes et à la douzaine de motels, des femmes, des hommes, des vieillards et des enfants circulent librement, ayant en commun au moins une chose et qui me paraît essentielle: une attitude extrêmement détendue et paisible. Ici, pas de cris, de vulgarité, d'insultes ou de grossièretés à l'égard des femmes, pas de regards qui s'arrêtent avec insistance sur les corps nus, pas de flirt ou d'attouchements — même entre personnes accouplées — pas d'attitudes provocantes ou exhibitionnistes. On est ici pour se détendre, retrouver peut-être l'état sécurisant et apaisant du «paradis» utérin, alors que la société ne nous avait pas encore appris qu'il faut cacher certaines parties de son corps.

Benoît, directeur et pilier du club naturiste de Chertsey, précise qu'il y a des lois à respecter au Paradis Terrestre, lois votées afin de protéger tous ceux qui, y compris les enfants, qui viennent ici afin de se sentir mieux dans leur peau, plus naturels, plus décontractés. «Se tenir par la main est toléré, dit-il. Un point c'est tout.» Voilà sans doute pourquoi les voyeurs ou exhibitionnistes sont tout de suite repérés et pourchassés. Voilà sans doute pourquoi aussi seuls les couples, les familles ou les individus accompagnant un couple peuvent venir y séjourner.

Point n'est besoin d'être jeune et beau pour se laisser tenter par le naturisme! J'ai vu, se baignant ou se détendant au soleil, une femme bossue, un homme unijambiste blaguant avec son fils, une femme squelettique recevant les jets d'eau bienfaisants, de splendides cascades, petites chutes naturelles où j'ai moi-même passé des heures, bercée par la musique de l'eau qui se frayait un chemin parmi les roches... J'ai vu également quelques obèses non honteuses de leur excès de chair, plusieurs personnes âgées devisant tranquillement, recevant elles aussi sur leurs corps ridés les chauds rayons du soleil, cet astre qui luit pour tous. Qu'ils étaient beaux, tous ces êtres acceptant leur condition, en compagnie d'autres plus avantagés par la nature! «Le naturisme va beaucoup plus loin que le simple fait de se retrouver nu en public, dit Jean F., psychologue. Être dépouillé de tout vêtement, c'est aussi tenter de se dépouiller de ses inhibitions ou frustrations, c'est transgresser la loi pour un mieux-ètre, c'est dire à tous: «Me voilà tel que je suis, tel que j'ai été créé. Prenez-moi comme je suis. Je suis sexué, tout comme vous l'êtes, et je n'ai aucune honte de cette réalité.»

De son côté, Caroline, huit ans, s'exprime ainsi, entre deux plongées dans la piscine (et je n'ai rien changé à son discours): «On est plus libéré, nu... On est mieux qu'habillé parce qu'on n'a pas de vêtements qui nous serrent!... Ça me dérange pas de voir des gens se promener tout nus. De toute façon, avant de venir ici, j'avais déjà vu ma mère et mon père nus! Et puis c'est plus naturel d'être nu, hein?»

Eric, dix ans, ajoutera: «Moi, je suis venu ici pour la première fois aujourd'hui. J'avoue que je pensais que ça serait gênant de montrer mon zizi. Puis, à l'entrée du camp, j'ai vu un petit garçon qui se promenait tout nu: il avait l'air bien. Je me suis dit: «Si tout le monde est nu, je vais être gêné d'être habillé!... J'ai caché mon zizi pendant deux secondes, puis je suis allé retrouver les autres enfants qui plongeaient dans la piscine. Je n'ai plus pensé à rien! Maintenant, je trouve qu'on est bien mieux nu! En maillot, on est coincé!»

Chantal, son mari et leurs trois enfants, eux, passent l'été au Club l'Eden, situé à Ville des Laurentides. «Le naturisme, dit-elle, a été pour moi une révélation! Je ne comprends pas que si peu de gens s'y intéressent! Ici, pas de barrière sociale, de parade de vêtements, d'exhibitionnisme de corps ou de personnalités!
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Re: Les oubliés tel que Le Paradis Terrestre

Messagepar Jean Morency » 25 Mars 2018, 17:57

Merci bobettebob pour cette recherche.

Voilà bien notre réalité en tant que naturistes, dépouillés de nos vêtements nous retrouvons un bien-être inégalé, mais pour y arriver il faut parfois franchir les obstacles que sont les tabous et autres barrières de la société.

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Re: Les oubliés tel que Le Paradis Terrestre

Messagepar serge_12 » 25 Mars 2018, 18:20

eux, passent l'été au Club l'Eden, situé à Ville des Laurentides. «Le naturisme, dit-elle, a été pour moi une révélation! Je ne comprends pas que si peu de gens s'y intéressent! Ici, pas de barrière sociale, de parade de vêtements, d'exhibitionnisme de corps ou de personnalités

Merci pour cette recherche.
Un autre centre qui a du fermé pour les raisons que beaucoup d'entre Nous connaissent. Espérant que le prochain ne sois pas Le Cyprès au limite de La Mauricie et Port-Neuf, le seul sur la rive-Nord "sans oublié L'Oasis" de Répentigny à Québec et plus. Y en a t'il d'entre vous qui ont les derniers nouvelles (mise à jour) concernant le Cyprès. Merci
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Re: Les oubliés tel que Le Paradis Terrestre

Messagepar bobettebob » 30 Mars 2018, 17:30

Le sale temps fait la fortune des salons de bronzage... et ne dérange pas les naturistes
La Presse, 2 août 1992, Cahier A, page 4
Lire en ligne : http://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/2174118 (pas de photos)

ÉRIC CLÉMENT

(paragraphes à propos de salon de bronzages ayant augmenté leur achalandage en juillet à cause du mauvais temps)

La Vallée rustique en fête

Malgré un temps maussade et même quelques averses passagères, quelques centaines de personnes ont célébré, hier, dans le plus simple appareil, le 15e anniversaire de la Fédération québécoise de Naturisme (FQN), au domaine «la Vallée rustique», à Frelighsburg, près de la frontière américaine.

«Les naturistes ne se laissent pas influencer par la météo, a déclaré M. Royal du Perron, directeur des communications de la FQN. Leur soleil est tout intérieur!»

Le domaine «la Vallée rustique» existe depuis 18 ans. Un terrain de camping permet à une centaine de familles d'y passer l'été, et dix unités de motel sont prévues pour les naturistes de passage.

De nombreuses activités sont accessibles aux naturistes: terrain de tennis, piscine, sauna, terrains de pétanque et de volleyball, tandis que des soirées de théâtre amateur sont régulièrement organisées.

La nudité n'est pas obligatoire sur le site. Comme l'explique Mme Geneviève Sirois, de «la Vallée rustique», les gens vivent nus quand ça leur plait: «Par contre, il est interdit de danser nu lors des soirées organisées par le domaine!»

Plusieurs associations naturistes du Québec refusent les membres célibataires. Toutefois, la FQN et le domaine «la Vallée rustique» font exception à cette mesure qui est contraire à la Charte des droits et des libertés.

La FQN, qui regroupe quelque 5000 membres, en a profité pour tenir son assemblée annuelle au cours de laquelle on a modifié certains statuts.

«Les célébrations se poursuivent aujourd'hui, alors qu'un marché aux puces aura lieu, précise Mme Sirois. On présentera des créations artisanales aux visiteurs.»

Avis aux amateurs de sensations nues.

Avec la collaboration de la Presse Canadienne
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Re: Les oubliés tel que Le Paradis Terrestre

Messagepar Michel Vaïs » 30 Mars 2018, 18:41

Merci pour cette autre page d'histoire.

Si l'histoire du naturisme vous intéresse, sachez qu'il existe un Centre de documentation naturiste à la Pommerie. Il a été mis sur pied par Vincent Pigeon, grâce au soutien de la Fondation naturiste du Québec dont il fut un des fondateurs. Ce centre renferme plusieurs centaines de dossiers de presse, des magazines, des films et autres documents d'archives sur le naturisme, pas seulement au Québec. Par ailleurs, d'autres centres de documentation, ou bibliothèques naturistes, se trouvent au centre naturiste Bare Oaks en Ontario, à Cypress Cove en Floride et un autre à Ekali, en Grèce.

C'est à Cypress Cove par exemple que le professeur James Woycke de Kingston, auteur de Au naturel, The History of Nudism in Canada, livre en anglais sur le naturisme au Canada (2003), a appris l'existence du mouvement naturiste québécois en y lisant le magazine de la FQN.
facebook.com/nu.simplement
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Re: Les oubliés tel que Le Paradis Terrestre

Messagepar bobettebob » 10 Avril 2018, 19:56

Le Soleil, 1er août 2003, Pages A1 et A2
Auteur : Pierre Champagne
Lire en ligne (BanQ) : http://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/3173402


St-Raymond a son village et sa mairesse nudistes

Le nudisme gagne du terrain partout dans le monde, y compris à Saint-Raymond de Portneuf où un village nudiste a déjà sa mairesse et ses adeptes, a constaté notre journaliste. Coeurs sensibles et regards chastes s’abstenir...

Claude Boisseau, un entrepreneur gé­néral de la région de Québec, a vendu l’an dernier la maison qu’il possédait en ville pour s’installer à demeure sur le terrain de nudisme de Saint-Ray­mond Il ya fait construire un grand chalet en bois naturel. « Je voyage en ville tous les jours. C’est seulement 50 kilomètres et ça se fait en 20 minutes.

Ici. c’est la sainte paix, surtout l’hi­ver. Je ne retournerai plus jamais vi­vre en ville. Ma femme non plus même si elle aussi travaille dans une caisse populaire, à Québec.» Et il rigole en­core en pensant à cette nudiste qu’il a vue faire du ski de fond, l’hiver dernier, entièrement nue, dans les rues du domaine naturiste.

Il n’est pas le seul. Le propriétaire du domaine Nature-Détente, Laurent Dufour, songe sérieusement à y amé­nager un véritable village Le domaine a même déjà sa mairesse, Nicole Gaimar, qui a gagné ses élections en battant Claude Boisseau justement. Rencontrer une mairesse qui se pro­mène toute nue dans sa municipalité, c’est toute une expérience pour un journaliste qui s’est surtout frotté à une mairesse de Sainte-Foy dont la qualité de la garde-robe griffée était de première importance.

« Il y a une vingtaine d’années, lors­que j’ai demandé au maire de Saint-Raymond un permis pour l'aménage­ment d’un terrain de camping réservé aux adeptes du naturiste, celui-ci était convaincu qu’un naturiste, c'était une personne qui mangeait des légumes, et il m'a accordé le permis sans exiger aucune autre définition. Quelle surpri­se il a eue, un peu plus tard, lors de l’inauguration officielle ! » raconte en riant Laurent Dufour.

Aujourd'hui, le domaine en question est reconnu comme l'un des mieux aménagés de la province de Québec et il est ouvert à l’année, même en hiver. « On dénombre de 500 à 600 nouveaux clients toutes les années et notre chif­fre d'affaires augmente de 40% par année depuis trois ans,peu importe la température», a précisé M. Dufour au SOLEIL.

Le naturisme ou le nudisme gagne du terrain partout dans le monde; sept croisières réservées aux naturistes sont au programme cette année dans les Caraïbes, contre une seule en 1992. Les croisières naturistes, qui at­tiraient au plus 500 amateurs il y a 10 ans, reçoivent maintenant plus de 2000 passagers.

Le célèbre Englischer Garten (le jar­din anglais) de Munich attire durant l’heure du dîner plusieurs citadins qui se déshabillent, se baignent nus, pren­nent un petit bain de soleil en mangeant, se rhabillent et retournent tra­vailler. Même chose dans certains parcs de Berlin et de Francfort. Que diriez-vous si, demain, sur l'heure du midi, vous pouviez aller vous faire bronzer nus, entièrement nus, hom­mes et femmes, sur les plaines d’Abraham, comme cela se passe à Munich quand le soleil brille ?

Ou que diriez-vous si vous pouviez, en fin d’après-midi, vous rendre à la piscine de l’Université Laval pour vous y baigner nus, pendant deux ou trois heures, hommes et femmes ensemble, avant d'aller casser la croûte, toujours tout nus, et entreprendre une petite conversation philosophique sur les vertus de l'hédonisme ?

C'est pourtant ce que vous pouvez faire à Montréal, depuis des années, durant l'hiver. Les activités organi­sées par la Fédération québécoise de naturisme ont lieu au centre sportif de l’UQAM, situé au 1212, rue Sanguinet à proximité de la station de métro Berri-UQAM.

À Quebec, la piscine du Y, alors située sur le boulevard René-Lévesque, a accueilli des nudistes durant les an­nées 80. Ça ne se fait plus pour deux raisons : d'une part parce que le Y a déménagé, d'autre part à cause de l'essoufflement des bénévoles, a souli­gné au SOLEIL le porte-parole de la Féderation québécoise de naturisme, M. Michel Vais.

Pour le reste, rien à déclarer dans la région de Québec. Selon la police, on trouve parfois quelques nudistes qui profitent des rayons du soleil dans le nord de la rivière Montmorency, mais, à ce jour, aucune plainte n'a été portée par quiconque. Même le minuscule lac Vert, sur la Rive-Sud, tant décrié il y a une décennie, aurait perdu ses lettres de noblesse.


Page A5
EN VISITE CHEZ LES NUDISTES
Bien des tabous sont tombés
Le naturisme a fait peau neuve au cours des 25 dernières années.

====

Une demi-page complète sur la visite du journaliste au Domaine Nature-Détente. Consultez avec le lien ci-dessus.

J'me demande bien ce qu'il est advenu de Claude, sa femme, et la mairesse, lorsque le centre a été converti textile...
bobettebob
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